
Un édit de novembre 1696 fonda la grande maîtrise, sorte de cour héraldique, chargée d’enregistrer, après vérification, les blasons de toutes les personnes et de toutes les corporations et communautés. Les armes de la Ville de Pernes-en-Artois furent ainsi présentées le 4 décembre 1703 par le Sieur Vanier aux commissaires généraux du conseil, qui les ont reçues, ont ordonné qu’elles fussent enregistrées à l’Armorial général et ont autorisé la délivrance d’un brevet le 20 décembre 1703.
La communauté de Pernes-en-Artois portait alors : « D’or, à une barre écartelée de sable et d’argent ».
Cependant, ce ne sont pas ces armoiries qui figurent de nos jours dans les rues de Pernes, sur nos supports communication. Pernes n’a pas non plus adopté les armes proposées par Rodière (manuscrit 249) : « parti, au 1 de St, qui est d’azur, à une gerbe d’avoine, fleurie d’or, liée de même ; au 2 d’argent, au lion de gueules, la queue fourchée, armé, lampassé et couronné d’or ». Cet écusson aurait été alors composé à partir des blasons des comtes de St Pol, les Campdavène et les Luxembourg.
Les armoiries actuelles de Pernes se lisent ainsi :
« parti, à dextre, de gueules à 3 pals de vair, au chef d’or chargé d’un lambel de trois pendants d’azur ; à senestre, d’argent au lion de gueules, armé, lampassé et couronné d’or, à la queue nouée et passée en sautoir, « alias » passée en double sautoir.
Pernes arbore ainsi les armes des Châtillon et des Luxembourg, comtes de St Pol. Le Comté de St Pol, tenu en fief du Comté d’Artois, comprenait en effet 7 châtellenies principales, dont celle de Pernes avec Aumerval, Floringhem, Cauchy, Sachin, La Ferté et Tangry.